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Les Vins de Madère, la renommé mondiale d’une île paradisiaque

Les Vins de Madère, la renommé mondiale d’une île paradisiaque

I – L’île du monde perdu

L’île de Madère est très verte, alimenté en eau, et avec de nombreuses cascades. Des centaines de kilomètres de « levadas » (petits canaux) récupèrent l’eau venue des sommets, et irriguent les cultures.
Son climat est subtropical, et sa végétation sempervirente. Ici la culture de la vigne croit à côté de celle des bananes et de cette végétation luxuriante. C’est étrange de voir ce genre de décors en comparaison aux canaries, juste en dessous (elle aussi productrice de vins sur le Lanzarote) où le décor est complètement désertique & lunaire.

L’île de Madère voit ses débuts au XVe siècle. Son marché se développe suite à une alliance commerciale entre le Portugal et l’Angleterre (en 1660), qui favorise l’exportation du vin. Madère a profité de l’histoire en étant un relais entre les continents européen et américain. Elle servait d’escale pour se réapprovisionner en eau et en aliments.

Au large des côtes marocaines, possédé par les portugais, l’île est aujourd’hui soumise au tourisme, autant pour sa culture que pour ses paysages.

II – Vignes & sols

Le vin de Madère est le premier vin portugais (et européen) à connaître une expansion mondiale. C’est un vin proche du Porto et l’on va voir les points qui les différencient. Les plantations de vignes sont parfois en rangs, de manière classique. Mais les dénivelés ont induits d’autres pratiques comme la culture en terrasse, typique de Madère. Ou encore des culture de la vigne en pergolas (ou « latada »). Ce sont des conduites en treilles basses (à hauteur d’homme) avec légumes complantés. C’est à dire qu’il y a d’autres cultures en dessous (céréales, potagers, etc.) pour optimiser l’espace au mieux.

Ce Vignoble comporte environ 500 hectares – à titre d’exemple, le Beaujolais en compte 15700.
Ses sols sont calcaire à Porto Santo (île au nord) et Basaltique sur Madère (Pour situer, le Porto pousse lui, sur du schiste). Les sols volcaniques sont acides, riches en minéraux, en fer, en phosphore et pauvre en potassium. Ce qui donne toute l’acidité du raisin. L’avantage est qu’il garde sa fraîcheur sur de nombreuses années.

Le fait que le basalte soit naturellement riche en magnésie et en fer a ses avantages. Ce sont des composants qui interviennent dans la production de chlorophylle et donc au déploiement de la plante. Il est a noté que dans l’agriculture biologique, le basalte est utilisé pour compenser les carences de certains sols et agit sur plusieurs de points de développement de la plante.
Résultat : le Vin de Madère est en comparaison au Porto plus acide, plus astringent, plus complexe aussi. Ce qui fait que certain·es disent que le vin de base est mauvais et gagne sa noblesse seulement grâce à son processus de fermentation.

Dans l’histoire, les vignes on été touchées par l’oïdium et le phylloxéra vers 1850, mais le vignoble a été largement replanté. Parmi les nombreux cépages, les plus nobles sont majoritairement des blancs : Sercial, Verdelho, Bual & Malvasia (ou Malmsey pour les anglais), et un cépage rouge : Tinta negra (qui peut faire un vin sec comme un vin doux). Les vins de madère en mono-cépage et sont directement nommés par ceux-ci, si c’est un assemblage, ce n’est pas précisé.

• SERCIAL : C’est la variété de vigne qui pousse le plus en hauteur (il peut pousser à 800m) et est donc la plus acide. Il a une maturation lente et est aussi le cépage qui se cueille le plus tard. Couleur or pâle.
• VERDELHO : Planté entre 100 et 400m de hauteur selon les régions de l’île, Les vendanges se font en septembre. Couleurs plus dorées que le Sercial.
• BUAL : Ce cépage a un débourrement tardif ce qui le protège d’éventuels gels. C’est celui qui possède le plus bel équilibre entre l’acidité et le sucre. Couleur entre or et ambre.
• MALMSEY : Pousse dans les plus basses altitudes (en dessous de 200m). Il a une maturation rapide et est donc celui qui est récolté en premier. Il a une couleur plus sombre encore avec une belle couleur ambre, comme un vieux cognac.

III – Le secret de ce vin fortifié

Comme le porto, son moût a été muté en cours de fermentation par de l’eau de vie : L’alcool tue les levures de fermentations ce qui stoppe la transformation du sucre en alcool. Naturellement, ce processus élève le degré d’alcool qui atteint entre 18 et 22%, et l’eau de vie aide à la stabilisation ainsi qu’au vieillissement. Historiquement c’était pour transporter plus facilement les vins, qui souffraient des changements de température et des déplacements, des secousses.

Mais c’est la sérendipité qui a permis de découvrir le processus de maturation propre au Vin de Madère. Les voyages dans des chaleurs à bord de navire et les conservations en barriques proche du soleil ont développé des goûts différents des autres vins importés. Considéré meilleurs, les négociants ont voulu reproduire ce phénomène.

Différentes techniques se sont alors développées, comme l’ « estufagem ». Technique de chauffe par laquelle le vin est chauffé pendant 3 mois entre 40 et 50°C avec en plus trois mois de refroidissement. Il y a aussi une autre technique, plus traditionnelles appellée le « canteiros » où le vin est vieilli pendant 20 à 100 ans sans chauffage artificiel, placés dans des foudre de 600L sous les toits.

IV – Extrait de dégustation

Il y a environ huit producteurs de vin de Madère, et j’ai eu le plaisir de faire une dégustation de plusieurs vins chez Blandy’s Madeira Wine Company dont l’origine remonte à 1807. Une belle sélection de 10 ans d’âge (donc dix ans d’élevage) des quatre cépages blanc et en extra, un millésimé (dit colheita) rouge Tinta negra de 2004. Les vins prennent de belles couleurs cognac et tabac après élevage.

• SERCIAL (sec) : sec et frais. Fruits peau de mirabelle, abricot séchés, raisins secs et astringence encore perceptible.
• VERDELHO (demi-sec) : il ressort des caractéristiques tropicaux, ananas, un retour un peu acide du fruit de la passion. Palette de compléxité de fruits cuits : Datte, figue, parfum de seigle. Vin concentré on sent le long passage en fûts usés, finale saline et un belle longueur.
• BUAL (demi-doux) : Le corps est plus présent et les parfums sont intenses, on sent une incroyable garde. saveurs très riches. Puissance d’arômes vieux bois et fruits secs et une final miel, torréfiée, La dégustation a un beau fruit confit, orange confite, sucre roux presque un retour de caramel beurre salé. Gourmand et charnu, onctueux, il tapisse toute la langue.
• MALMSEY (doux) : Un bouquet très riche et liquoreux, odeurs de miel. Peau d’orange, amande, tabac, vanille très discrète parfum intense, liquoreux, presque un vieux rhum roux.
• TINTA NEGRA : nez élégant, tanins fondus, bouche pruneau et finale un peu poivrée, confiture de griotte sur-cuite, vin charnu avec cacao et zeste de citron.

De manière générale on consomme le Sercial et le Verdelho en apéritifs alors que le Bual & Malmsey sont un dessert ou en digestif.

V – Vocabulaire & points divers

• Avez-vous déjà entendu un vin dit madérisé ? Dans la langue française, le terme est péjoratif. C’est un abus de langage qui désigne un vin « oxydé » (attention à ne pas confondre avec les vins oxydatifs type vin jaune). Il désigne un vin aux arômes éteints dû à un vieillissement trop long et ses défauts plus prononcés. Alors que pour le vin de Madère l’oxygénation renforce le goût. Donc contradiction, car on a plus envie de l’utiliser pour décrire un vin vieilli oui, mais un vin complexe et regorgeant d’arômes !

• Malheureusement pour la question du bio, rien n’est assez précis sur internet, entre les études qui indiquent moins de 1% des cultures le sont et d’autres qui disent qu’ils ont arrêté les pesticides chimiques… Sur place on a pas vraiment su me dire non plus, et ils avaient peu de bouteilles avec l’appellation bio, venant du Portugal, et non pas madère…

• Fatigué·e des rando ? Un spa propose des massages au vin de madère à la capitale Funchal. Les parfums de l’huile chaude au madère sont eux aussi assez complexes et agréables. Il s’en dégageait du sucre et des parfums de datte et figue. Après, il y a possibilité de déguster un vin de madère pour continuer la relaxation.

On voit très rarement des Vins de Madère chez les cavistes – peut être parce que ce n’est pas dans l’habitude des français d’en boire. Il mérite cependant à être connu de par sa palette diversifiée de styles. Vous avez des adresses pour en acheter vous ?

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L’Alsace revêt souvent une image forte et traditionnelle. Cependant, cette région s’inscrit également dans l’ère du temps à travers de nouvelles générations de vignerons qui s’approprient les terroirs et défendent de nouvelles pratiques. Sans pour autant se séparer de son image héréditaire, la région aux influences germaniques et françaises s’inscrit dans la modernité. Paysages somptueux, gastronomie reconnue et histoire passionnante, plongeons ensemble dans l’univers alsacien.

I – Un contexte historique mouvementé

Au pied des Vosges, le paysage viticole alsacien s’étale sur près de 100Km de long, entre Thann et Marlenheim. Si les légions romaines plantent en premier des ceps de vigne, les invasions barbares germaniques à répétition mettront à mal le vignoble au Vème siècle. Celle-ci reprend peu à peu avec les Mérovingiens puis les Carolingiens, notamment grâce aux grandes abbayes dès le VIIème siècle après J.C.

La Guerre de 30 ans ruine l’Alsace au XVIIème siècle, ce qui aura de lourdes conséquences sur sa viticulture. En effet, c’est à ce moment précis que les vignerons vont commencer à produire en masse. Se remettant peu à peu de cette étape compliquée, la région sera par la suite dévastée lors de la Première Guerre mondiale. Sans être épargnée non plus par la Seconde, elle se remettra peu à peu, par la suite, à revenir vers ses terroirs de prédilections.

En 1962, la création de l’AOC Alsace, avec 7 cépages possibles, contribue largement à cette poursuite d’une qualité croissante. Complétée par l’AOC Alsace Grand Cru en 1975, uniquement pour les vins blancs, puis par l’AOC Crémant d’Alsace, la région a depuis continué son chemin vers une qualité croissante et la compréhension de ses terroirs très divers.

Forte de ses traditions et de son héritage, l’Alsace a réussi à bâtir une identité forte et une ténacité sans égal. Elle l’arbore fièrement à l’international. Elle n’est pas seulement reconnue pour ses vins, mais aussi pour sa gastronomie. Ses restaurants, dont 30 étoilés Michelin pour cette seule région, en sont les premiers ambassadeurs. De manière traditionnelle ou moderne, ils mettent en valeurs les vins de la région grâce à un patrimoine gastronomique admirable.

 

II – Des terroirs uniques

Le vignoble alsacien, allant des coteaux et collines du piedmont des Vosges à la plaine du Rhin offre une grande diversité de sols. Cela est notamment dû aux nombreux mouvements de ces sols à travers les siècles et millénaires.

Le massif montagneux fait référence à une altitude de 400 à 1400m au maximum, où l’on retrouve des granites, des schistes ainsi qu’une formation volcanique et des sédiments gréseux. Les collines sous-vosgiennes s’étendent de 200m à 400m d’altitude. C’est à cette altitude que s’expriment la plupart du vignoble de la région. Enfin, on retrouve les plaines alluviales allant de 120m à 200m d’altitude. Pour en savoir plus sur les sols et leur influence, découvrez notre article ici.

Abritée des flux océaniques par les Vosges, le climat ici est dit de transition à tendance continentale marquée. Le printemps y est souvent précoce mais le gel fait malheureusement souvent son apparition. En été, quelques orages apparaissent alors que l’automne est souvent sec et agréable. Grâce aux Vosges à l’Ouest et à la Forêt Noire à l’Est, le paysage viticole est peu enclin à des précipitations car elles se concentre sur le massif ou la forêt. La présence très faible de vent provoque des inversions de températures soudaines.

Enfin, si le climat en Alsace est si réputé, c’est également parce que l’on y retrouve de nombreux micro climats. Ils font le bonheur des vignerons et des amateurs de vin car ils permettent une rare diversité de vin sur des parcelles proches.
Afin de parcourir cette région et découvrir tous ses cépages, vous pourrez profiter de sa route des vins la plus vieille de France (1953). S’étalant sur 170Km, beaucoup recommande de la faire à vélo afin de profiter pleinement des villages traditionnels aux maisons à colombage et colorées.

III – Ses cépages envoutant

 Souvent appelé « l’or du Rhin », ses vins blancs sont réputés dans le monde entier. Cela est lié de manière évidente aux terroirs dont dispose la région, aux viticulteurs talentueux mais aussi aux cépages qui s’expriment à merveille sur ce territoire. La particularité de cette région est notamment que les noms des vins sont définis depuis longtemps par le nom du cépage. Cependant, allant plus loin que cette démarche, de plus en plus de noms de cépage sont associés à des lieux-dits. Au plus haut de l’échelle des appellations, se trouvent 51 Grands Crus, produits uniquement à partir des cépages Riesling, Gewurztraminer, Muscat et Pinot Gris selon les lieux-dits. Pour les vins blancs, les vignerons produisent majoritairement 7 cépages : Riesling, Pinot blanc, Sylvaner, Muscat qui sont des cépages blancs. Auxquels s’ajoutent un cépage gris le Pinot Gris ainsi qu’un cépage rose : le Gewurztraminer. Ses vins les plus réputés sont souvent des Grands Crus à base de Riesling qui s’adapte et exprime de manière très importante le terroir sur lequel il est planté. Les autres cépages des Grands Crus sont aussi très réputés pour leur typicité et leur potentiel dans cette région. Pour ses cépages phares : le Gewurztraminer, le Riesling, le Muscat et le Pinot Gris, il existe des cuvées Vendanges tardives et sélection « Sélection Grains Nobles » absolument incroyables, récolté ainsi selon les années. Ils sont appelés ainsi selon leur teneur en sucre. Les crémants d’Alsace occupent une place importante dans le paysage des vins effervescents car il est numéro 2 derrière la région de Champagne. Ce segment qui se développe depuis quelques années déjà fait la réputation de l’Alsace.

Le Pinot Noir, cépage unique en rouge de la région, sert à produire les vins rouges et rosé de la région mais trouve aussi sa place dans les crémants d’Alsace. Un grand débat s’articule aujourd’hui autour du fait que le Pinot Noir n’ai pas sa place sur certains lieux-dits en tant que Grand Cru. Il s’agira alors des meilleures parcelles ; ce sera bientôt le cas mais pour l’instant rien n’est acté officiellement.

Autre actualité concernant la classification des crus en Alsace, il a été annoncé dans la dernière revue « Le Progrès « Vin.s » qu’il serait créé d’ici 2020 une classification de 1er Cru pour certains lieux-dits.

  

 

 

 

Nous espérons que vous avez apprécié cette balade en terres alsaciennes. Comme à chaque fois, nous vous recommandons fortement d’aller faire un tour sur place car c’est toujours le meilleur moyen de découvrir pleinement le patrimoine gastronomique et viticole d’une région. L’architecture typique de la région permet d’apprécier chaque ville ou village de la région tel que Colmar, Strasbourg ou encore Riquewihr. Malgré ses lieux-dits imprononçables si vous n’êtes pas très bon en allemand ou alsacien, vous pourrez vous repérer et trouver votre bonheur !

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Un seul article n’est bien sûr pas suffisant pour parler de notre merveilleuse Bourgogne, joyau du patrimoine mondial et ambassadeur de l’élégance et de la finesse. Cette région au rayonnement majeur est pourtant si petite … Elle représente que 3% du territoire viticole français. Malgré les siècles que l’homme a passé à essayer de comprendre tous ses secrets, notre mythique Bourgogne n’aura jamais fini de nous surprendre. Son mystère part de sa production de vin, élaboré à base de deux cépages largement majoritaires et légendaires : le Pinot Noir pour les vins rouges et le Chardonnay. Sa complexité provient sûrement de sa diversité de terroirs et sa séparation en lieux-dits, appelés climats dans la région. Des terroirs chablisiens à ceux du Mâconnais en passant par la Côte d’Or, découvrons ensemble ce que nous offre cette région.

I – Une histoire aussi mythique que ses vins 

Si son histoire géologique débute il y a 200 millions d’années, l’histoire de la vigne dans cette région commence avec les premières plantations par les Celtes. Les Romains, par la suite, se chargeront de développer ce vignoble comme c’est le cas pour de nombreuses régions viticoles françaises. Lors du Moyen-Âge, les savoirs se décuplent. Après une période barbare, le christianisme s’y installe avec les premières Abbayes et Monastères. Les terres bourguignonnes, cédées par Charlemagne aux moines, vont être exploitées à merveille par ces abbayes, dont les plus réputées sont celles de Cluny et de Citeaux. Ce sont ces moins précisément qui vont séparer au fil des siècles les différentes parcelles en clos avec des murs en pierre qu’ils érigeaient eux-mêmes. Ces parcelles demeurent aujourd’hui et sont appelés depuis « climats », tandis que certains Clos très réputés continuent d’exister (Clos de Tart, Clos des Lambrays, Clos Saint-Jacques etc.). 

 Autre fait marquant de l’histoire de la région ; à la fin du XIVème siècle, le Duc de Bourgogne bannît le Gamay des territoires viticoles. Le vin de Bourgogne connaît lors des siècles suivant, une période d’essor incroyable. Les cours d’Europe en servent à leurs prestigieuses réceptions avant que la cour française choisisse de la faire aussi. Par la suite, certains personnages historiques marquant l’histoire exprimèrent leur vif intérêt pour ses vins tel que Thomas Jefferson et Napoléon 1er qui avait pour habitude de boire du Chambertin lors de ses glorieuses batailles.

II – Les crus de la Bourgogne

Au nord de la région, dans l’Yonne, se trouve les terroirs typiques de Chablis. Cette partie de la Bourgogne, plus proche de la Champagne que des autres terroirs de Bourgogne, est réputée pour ses terroirs minéraux qui apporte au Chardonnay un caractère inimitable. Regroupant 7 Grand Cru de la Bourgogne, uniquement en blanc, cette appellation Chablis offre des vins reflétant son terroir, à caractère très minéral. C’est également dans cette partie de la Bourgogne que se cultive des vins à base de Sauvignon Blanc, très largement minoritaire dans la région, notamment sous l’appellation Saint-Bris.

Au sud de Dijon, se dessine l’essentiel du territoire bourguignon. Commence alors la Côte de Nuits. Particulièrement réputée pour ses vins rouges, ses appellations résonnent dans la tête de tous les grands amateurs de vin au monde. Chambertin, Echezeaux, Vosne-Romanée, Richebourg ou encore Romanée Conti. On retrouve également le fameux Clos Vougeot et son fameux Château qui peut être visité.

Plus au sud, autour de Beaune, se dessine la « Côte » du même nom. Ce territoire est en quelque sorte séparé en deux. Au nord de la Côte de Beaune, nous retrouvons de grands terroirs, notamment connus pour les vins rouges tel que Pommard ou Volnay ; mais aussi d’autres terroirs pour les blancs. Au sud de cette région, nous retrouvons les noms qui ont sublimé le Chardonnay à merveille : Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet mais également Meursault. Reconnus pour ses vins d’une rondeur incomparable et leur potentiel garde sans pareil.  La Côte d’Or, souvent cité, représente la région associant la Côte de Beaune à la Côte de Nuits.

Encore plus au sud, se dessine la Côte chalonnaise. Elle commence par la seule AOC (Appellation d’origine contrôlée) uniquement composée du cépage Alligoté. Troisième cépage le plus important de la région, il a longtemps été décrié, mais essaye aujourd’hui de retrouver ses lettres de noblesse. Cependant, il n’est pas majoritaire dans cette sous-région dont le point central est Chalon-Sur-Saône. On retrouve des appellations encore sous-estimé où vous pourrez trouver d’intéressants rapports qualité-prix tel que Givry, Rully, Montagny ou encore Mercurey.
Enfin, se termine la région viticole bourguignonne avec le Mâconnais, trop souvent oublié d’être mentionné. Ses blancs font sa réputation à travers les Saint-Véran, les Pouilly-Fuissé, les Pouilly-Loché, Pouilly-Vinzelles, mais aussi son fameux Viré-Clessé. C’est dans l’Ouest du Mâconnais, que se trouve la fameuse Abbaye de Cluny que vous pourrez visiter.

III – Cépages et terroirs

Bien que le titre soit attrayant, il est difficile de comprendre toutes les spécificités qu’abrite la Bourgogne. Nous allons cependant essayer de vous aider à les comprendre le plus facilement possible. Séparées en 84 appellations, donc 52% sont des appellations régionales, on retrouve une hiérarchie particulière avec des appellations « villages » mais également des « Premier Cru » et des « Grand Cru ». Les Grands Crus représentent seulement 1% du territoire viticole. Cette hiérarchie s’impose dans les diverses « sous-région » de la Bourgogne. Cependant tous ne bénéficient pas d’appellation Premier Cru ou de Grand Cru.

En ce qui concerne les cépages, cela est assez « simple ». Le Chardonnay, cépage implanté à plus de 50% dans la région s’exprime de manière très diverse. Les terroirs sur lesquels il est planté en fait varier ses caractéristiques de manière impressionnante. 

Entre les terroirs atypiques de Chablis (fossiles d’huîtres), les fameux calcaires de la région ou encore ses belles argiles, le Chardonnay s’exprime sous toutes ses formes.

Le Pinot Noir est pour sa part beaucoup plus capricieux. S’imprégnant également du terroir où il est planté, il s’exprime à merveille dans sa région de prédilection. Il exprime de merveilleuses notes aromatiques auxquelles s’ajoutent une sensation en bouche inégalable, pour laquelle l’adjectif « soyeux » est sûrement le plus adapté.  

En dehors de ces deux cépages largement majoritaires, nous pouvons citer également l’Aligoté, cultivé dans le sud de la Bourgogne, et le Sauvignon blanc en plus petite proportion sur les terroirs proches du Chablisien. On retrouve également quelques vins élaborés à partir de Gamay, originaire de Saint Aubin en Bourgogne. D’autres cépages sont cultivés mais en très petite quantité.

 Comme prévenu, nous n’avons pu que survoler l’immensité de la Bourgogne et de ses mystères. Cependant, vous aurez fait un tour de ce que peut offrir cette région parmi les plus prestigieuses au monde. Les terroirs ont, depuis quelques décennies, fasciné de plus en plus…  

Aux grands terroirs, depuis quelques décennies, s’ajoutent des grands noms de vignerons qui contribuent eux aussi à la réputation de certains crus. Nous retrouvons en outre les grands Henri Jayer (décédé depuis plusieurs années déjà) et le fameux Cros-Parentoux, Lalou Bize-Leroy et Aubert de Villaine avec la Romanée-Conti, la famille Roumier et le Chambolle-Musigny.

Vous l’aurez compris, la complexité de la Bourgogne relève d’un nombre conséquent de facteurs, entre terroirs, climat, vignerons, cépages et histoire. Ce sont ces facteurs qui en fait une région si mythique.

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Découvrez les régions viticoles françaises

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Les vins de Bordeaux, de Savoie, du Rhône, de Bourgogne ou d’Alsace… chaque régions viticoles françaises est unique. En effet la France produit une grande diversité de vins avec des terroirs complexes et de grande qualité. Toutefois pour saisir la richesse du patrimoine viticole français il conviendrait dès à présent de proposer un panorama de ces régions.  

Ainsi nous allons vous faire découvrir les régions viticoles françaises, lesquelles représentent l’art de vivre à la française.

I – Les régions viticoles du Nord 

Entamons notre tour de France des régions viticoles par la Lorraine. C’est la région viticole la plus au nord de la France mais aussi l’une des plus petites. En effet cette région de 115 hectares, autrefois bien plus grande,  se décline aujourd’hui sur trois couleurs, avec deux appellations importantes : le Côtes-de-Toul gris et le Moselle. 

À l’est de la Lorraine, se trouve la région viticole d’Alsace. Cette région regroupe pas moins de 12 appellations avec des cépages fameux comme le Pinot gris, le Riesling et le Sylvaner. Cependant l’AOC Alsace Gewürztraminer, qui produit des vins blancs représente le coup de cœur de cette région.   En outre l’Alsace est la première région de production de crémants en France. 

À l’ouest de l’Alsace et de la Lorraine, nous retrouvons la région Champagne. C’est sûrement l’une des régions les plus prestigieuses du paysage viticole français. En effet cette région produit presque exclusivement du vin de champagne ( 90% de la production ), où nous retrouvons des noms fameux tels que Dom Pérignon, Ruinart, Bollinger ou Möet.   

Ainsi avec les 33 000 hectares qui la composent,  la région s’étend sur 4 départements et s’enracine dans trois cépages : le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier.

En résumé, la Champagne est une région incontournable et unique. Toutefois n’hésitez pas à faire un tour du côté du champagne rosé.

 

Toujours au nord mais un peu plus au centre de la France, nous retrouvons la région de Bourgogne. Enracinée dans les cépages Pinot Noir en ce qui concerne les vins rouges, et Chardonnay pour les vins blancs, la Bourgogne s’épanouit sur pas moins de 30 000 hectares. Cette région unique produit chaque année environ 200 millions de bouteilles, dont 60% de vins blancs. Ainsi, la Bourgogne regroupe 34 appellations « grands crus » et 84 AOC, ce qui en fait une des régions les plus importantes dans l’exportation.  Parmi les grands crus de Bourgogne, trois font le prestige de la région comme :  l’AOC Chambertin, Clos-de-Tart, Musigny, ou encore Clos-Vougeot.

De plus, la région profite de diverses influences climatiques qui font la singularité des vins. Pour en savoir plus sur l’influence des climats sur le vin retrouvez notre article.

A présent, intéressons nous à l’immense Vallée de la Loire. En effet cette région s’étend sur 70 000 hectares et bénéficie de nombreux climats et de cépages.  En ce sens, nous relevons 10 cépages dont la première moitié est utilisée pour les vins rouges et l’autre pour les vins blancs. Ces derniers prennent leur source dans le Chenin, le Sauvignon, le Chardonnay et le Melon de Bourgogne. Quant aux vins rouges ils sont composés notamment à partir du Carbernet Sauvignon, du Carbernet Franc. Cependant d’autres cépages sont aussi utilisés, dans des plus faibles mesures, comme le Gamay, le Pinot Noir ou le Grolleau.

En outre, des appellations font la renommée de cette région comme l’AOC Crémant de Loire.

 

Au Sud Est de cette région nous tombons sur deux petits vignobles le Beaujolais et le Lyonnais. Nous découvrons ici de beaux vins rouges avec des crus importants tels que Moulin-A-Vent ou Juliénas. En effet la plupart des vins sont composés à partir du cépage du Gamay et sont presque tous de couleur rouge.  Chaque année la production de vin de Beaujolais s’élève à 1 million d’hectolitres dont plus de la moitié est exportée en dehors des frontières françaises. Cette belle région mérite d’être découverte. En ce sens nous vous recommandons notre article sur la question

Continuons notre vers l’Est avec la région Savoie et Bugey. Les reliefs montagneux de cette région mettent avant plusieurs AOC dont : l’AOC Vins de Savoie, l’AOC Roussette de Savoie et AOC Seyssel. 

Cependant les vins de Savoie les plus réputés sont sans doute les suivants :

Pour les rouges les vins de Savoie Mondeuse. Quant aux blancs le Chignin-Bergeron. Dès lors retrouvez notre article sur cette région ici. 

Juste au nord de cette région est implantée le vignoble du Jura. Nous trouvons ici plusieurs cépages, comme le chardonnay qui produit les vins blancs du Jura,  ou encore le Pinot Noir, le Poulsart et le Trousseau pour les vins rouges. Ainsi, le vignoble comporte six AOC dont deux appellations concernent des vins rouges, blancs et rosés: Côtes-du-Jura et Arbois.

II – Les régions viticoles du Sud de la France

Empruntons à présent la route du sud pour découvrir en premier lieu la belle Vallée du Rhône. Il s’agit de la deuxième région viticole française la plus importante après le bordelais. En effet cette région est riche de la diversité de son climat et de son sol, ce qui lui permet de produire des vins blancs, rosés ou rouges. Ainsi des crus sont incontournables comme le Châteauneuf-du-Pape ou de l’Hermitage, comme l’illustre notre articles sur les crus mythiques de la Vallée du Rhône.

Sur la route du soleil vous tombez nez à nez avec la Provence. Son climat méditerranéen et ensoleillé lui confère de grands crus avec dix AOC. En effet les trois appellations phares de la région sont les Côtes-de-Provence, Coteaux-d’Aix-En-Provence et Coteaux-Varois. Ainsi les vins de Provence comme ses rosés, ont une reconnaissance internationale et sont à déguster au plus vite.

Et puis nous rencontrons la région Languedoc-Roussillon avec sa diversité de cépages et de sols. En découle une pluralité d’appellations comme les vins doux naturels comme le Maury ou le Banyuls, ou des vins rouges tels que le Corbières et le Fitou.  En outre, nous retrouvons des grands crus dans la région tel que  : Château Cabezac, Château de Gourgazaud et le Domaine de l’Oustal Blanc.

Allez également faire un tour dans la région du Sud-Ouest. Ses appellations telles que Madiran, Bergerac ou l’imprononçable Irouléguy réserve bien des surprises. De nombreux grands vins de la région sont produits en vin de France alors n’hésitez pas à faire confiance à votre caviste.

Au sud-ouest nous faisons face à la plus grande région viticole française : le Bordelais. En effet cette région laisse s’épanouir des crus d’exception avec notamment des vins rouges sur plus de 110 000 hectares. Ici 38 appellation font le prestige de la région. En ce sens nous retrouvons de grandes appellations telles que : Pauillac, Saint-Estèphe et Saint Julien. De plus, nous ne pouvons passer à côté des châteaux de Pétrus, Margaux, Latour ou Yquem, qui font la renommé de la région, et le prestige du vin français.   

 Enfin si l’envie de prendre le large vous attire, alors n’hésitez pas à embarquez pour la région viticole Corse. Ici le climat méditerranéen avec des influences montagnardes permettent de produire des vins rouges, blancs et rosés sur une superficie de 7000 hectares. La Corse possède près de 9 appellations dont les AOC Ajaccio et Patrimonio sont les plus connues.

 

En résumé, la France offre des régions viticoles d’exception avec deux principales : le Bordelais et la Vallée du Rhône. Toutefois les autres régions mettent en avant des crus délicats et savoureux que nous vous invitons à découvrir sans plus tarder.   

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Les crus mythiques de la Vallée du Rhône

Les crus mythiques de la Vallée du Rhône

Aujourd’hui nous vous emmenons à la découverte des grands crus de la vallée du Rhône. Notre promenade vous révélera de beaux vignobles à travers deux vallées : au nord la Vallée du Rhône septentrional, de Vienne à Valence ; et au sud la Vallée du Rhône méridional, de Montélimar à Avignon.

Chacune de ces vallées possède des crus exceptionnels. Découvrons-les sans perdre un instant.

Nous vous rappelons que les notes décrites et les robes des vins peuvent varier, cependant nous nous basons sur ce qui caractérise généralement ces célèbres crus.

 

I – Les crus mythiques de la Vallée du Rhône septentrionale

Empruntons notre route des vins et partons de Vienne. Nous croisons tout de suite un des plus beau crus de la Vallée du Rhône. Il s’agit de Côte-Rôtie qui associe permet d’associer un petit pourcentage de viognier pour compléter la syrah. Ainsi sa robe est profonde et obtient une couleur rubis.  Il s’épanouit sur 308 hectares et produit exclusivement du vin rouge. Au nez, le Côte-Rôtie est fin et complexe avec différentes épices, de fruits rouges, noirs et de violette. C’est pourquoi le Côte-Rotie est recherché et est un cru d’exception. 

Continuons notre route et arrêtons-nous au terroir mythique de Condrieu. Ce cru est célèbre pour la qualité de ses vins blancs, qui est composé par le cépage du Viognier. De nature très parfumé et frais, l’incroyable terroir fait sa renommée aujourd’hui. Au nez nous pouvons relever des notes florales de violette et fruitées de mangue et d’abricot. Ce cru vous séduira avec sa robe d’or pâle dans sa jeunesse. Vous ne pourrez pas lui résister. Cependant, le Condrieu est sensible à l’oxydation. C’est pourquoi nous vous conseillons de le boire jeune. Certains vignerons parviennent à faire vieillir ces crus mais cela reste relativement rare.

Continuons notre route et arrêtons-nous au terroir mythique de Condrieu. Ce cru est célèbre pour la qualité de ses vins blancs, qui est composé par le cépage du Viognier. De nature très parfumé et frais, l’incroyable terroir fait sa renommée aujourd’hui. Au nez nous pouvons relever des notes florales de violette et fruitées de mangue et d’abricot. Ce cru vous séduira avec sa robe d’or pâle dans sa jeunesse. Vous ne pourrez pas lui résister. Cependant, le Condrieu est sensible à l’oxydation. C’est pourquoi nous vous conseillons de le boire jeune. Certains vignerons parviennent à faire vieillir ces crus mais cela reste relativement rare.

 

Sur notre route nous tombons sur une petite appellation de trois hectares : Château-Grillet. Il ne produit que du vin blanc mais ce vin … est sacré et frôle l’extase gustative. Déguster ce Cru en monopole, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’un seul propriétaire sur l’appellation, reste un privilège. Le Viognier enfante les vins et offre des notes de pêche, de parfums floraux, de miel et de musc, notamment lorsque les vins vieillissent. 

Un peu plus loin nous tombons sur le seul et unique : Saint Joseph. Ce cru produit 88% des vins rouges et 12% de vins blancs qui produisent tous deux des nectars exceptionnels. Depuis l’Antiquité, le vignoble est enraciné sur des coteaux abrupts et de merveilleux terroirs calcaires. Ses vins rouges sont aujourd’hui façonnés par le cépage Syrah, tandis que ses vins blancs sont composés par les cépages de Roussanne et Marsanne. Grâce au cépage de la Syrah il obtient une saveur équilibré et gourmande pour les rouges. Concernant les blancs, il se décline en une somptueuse robe jaune aux reflets verts. Cette richesse en fait un cru mythique que nous recommandons chaudement. 

 

           Notre poursuivons notre route et nous atteignons un cru prestigieux : le Crozes-Hermitage.  Ce vignoble est le plus grand de toute la vallée septentrionale avec 1683 hectares. Il se décline en rouge à 92% et en blanc à 8%. Il est l’un des rares à se situer sur la rive gauche du Rhône. Pour ses vins rouges, le Crozes-Hermitage révèle une belle robe rouge grenat. Au nez, il montre un incontournable composé de fruits rouges et d’arômes floraux, qui s’enracine principalement dans le cépage de la Syrah. Toutefois ses vins rouges peuvent être aussi, à 15%, à base de Marsanne ou de Roussanne. Ainsi le Crozes-Hermitage vous charmera par son élégance et sa finesse. 

Le prochain grand cru de la vallée du Rhône septentrionale est l’Hermitage. Cette appellation habite trois communes de la Drôme : la rive gauche du Rhône, Tain-l’Hermitage, Crozes-Hermitage et Larnage.  

La production de de cru regroupe 76% de rouge et 24% de blanc pour 137 hectares de productions. Pour les vins rouges, l’Hermitage est exceptionnelle. En ce qui concerne son cépage pour les vins rouges, l’Hermitage se fonde sur la Syrah avec une belle robe d’un rouge rubis. Propice au vieillissement, il développe de nouvelles saveurs à base de violettes, de cassis et d’épices. Quant aux vins blancs, ils naissent des cépages Marsanne et Roussane, qui offrent des arômes crémeux et mielleux de noisettes, d’abricot et de pêche. 

En conclusion, l’Hermitage, est un des crus mythiques de la vallée du Rhône. En témoigne les célèbres personnages historiques qui en étaient friands. Ainsi des rois de France comme Henri IV, Louis XIII ou des auteurs comme Boileau et Dumas s’extasiaient devant ce cru.    

Sur la rive droite du Rhône nous apercevons le cru Cornas, uniquement composé de vins rouges pour une superficie de production de 145 hectares. L’unique cépage qui le compose est la Syrah, qui lui offre une couleur sombre avec une matière riche. De plus le cru exprime de belles saveurs telles que des notes chocolatées, pour les vins jeunes. En outre nous retrouvons des arômes de poivre et de truffes.  

Enfin le dernier grand Cru de la vallée du Rhône septentrional est Saint-Péray. Cette appellation s’étend sur 85 hectares à l’ouest de Valence et produit exclusivement des vins blancs. Que dire de ce cru sinon son goût unique ? Les deux cépages qui le composent sont Marsanne et Roussanne. Marsanne permet la composions de vins légers, avec de doux arômes d’abricot, de fruits secs, de cire d’abeille, d’acacia et de coings. Quant à la Roussanne, il offre des vins d’excellente qualité d’une couleur jaune paille. Il est intéressant de noter que ces vins issus de ce cépage vieillissent bien. Tout cela est mis en valeur par son sol unique car il hérite de quatre couches géologiques.  

II – Les crus mythiques de la Vallée du Rhône méridionale

            Nous entrons à présent dans la vallée du sud appelé méridional. Le premier cru que nous apercevons, est Cairanne. Cette appellation produit essentiellement du vin rouge avec 96% de production et aussi du vin blanc avec 4% de production. Ce cru est d’une grande qualité grâce aux cépages qui lui procure une saveur toute particulière : pour les vins rouges, Cairanne se nourrit à 50% de Grenache et de 20% de Syrah et de Mourvèdre, et enfin 10% d’autres cépages.
Quant aux vins blancs Cairanne utilise les cépages de Clairette, de Roussanne, de Marsanne, de Viognier, de Grenache et de Bourboulenc. Grâce à ces cépages, Cairanne révèle des parfums subtils à base d’agrumes, de fruits blancs et de fleur. Ces éléments en font un cru d’exception.

Un peu plus au sud, se dresse le vénérable Gigondas, haut de 630m et âgé de 200 millions d’années, il si bien décrit par le chef Alain Passard :

« Sous ces dentelles de Montmirail où la géologie et la climatologie sont si particulières, ne pas recevoir la vigne serait un sacrilège. Ici, les vins ont un caractère unique. Ce vin appel à la communion ».  

Et en effet ce cru mérite de telles louanges. Il est presque uniquement composé de rouge, à 99%, pour 1% de rosé, pour une superficie de production atteignant 1208 hectares. Au nez il présente un florilège de fruits rouges et de fruits noirs. En bouche ce cru est corsé et dévoile une multitude d’arômes, qui oscillent entre arômes fruités et poivrés.

 

Pour permettre ces saveurs, Gigondas s’enracine dans plusieurs cépages : tout d’abord Grenache Noir, à 80%, puis la Syrah et le Mourvèdre à 15%. En résumé, Gigondas tient sa force dans ses saveurs uniques. Ce cru est incontournable. Par ailleurs, l’incroyable terroir de ce cru se prête à merveille pour les blancs, qui ne sont pas sous l’appellation Gigondas car non reconnu par l’INAO. Récemment, certains vignerons ont annoncé vouloir se mobiliser pour changer cela. Plus d’info dans le « hors-série » de Terre de Vins sur le Sud datant d’Octobre dernier.  

 

S’il y a bien un prince des crus de la vallée du Rhône, ce serait sans aucun doute le Châteauneuf-du-Pape. Nous avons là un des terroirs les plus célèbrent de la vallée. Son histoire est celle des papes qui se sont succédé dans cette région. Sa dénomination date du pape Jean XXII, au XIVe siècle, qui adorait ce vignoble. Le Châteauneuf-du-Pape domine la vallée sur une colline de 120 mètres d’altitude et possède un sol fécond. En effet la caractéristique de son sol d’avoir des galets roulés, lesquels restituent aux raisins la chaleur accumulée de la journée (cf notre article sur les sols et climats). Ainsi cet avantage permet aux vignes de bien mûrir. Il est riche d’une superficie de production de 3134 hectares, le terroir produit 93% de vins rouge et 7% de vins blanc, soit 95 000 hectolitres par an et vend sur le marché 13 millions de bouteilles. Quant au nez, le Châteauneuf-du-Pape se caractérise avec ses arômes épicés, grillés voir chocolatés. En bouche, il révèle une harmonie entre la puissance et la finesse. En outre sa matière est charnue et lui confère en bouche une longueur unique. En résumé, Le Châteauneuf-du-Pape est un des plus grands crus français et est le principal cru de la vallée du Rhône méridional. 

En face du Châteauneuf-du-Pape, de l’autre côté du Rhône nous découvrons le cru Lirac. De nombreuses personnes s’accordent à dire que Lirac est une « étoile montante » dans la vallée méridionale. En effet les vignerons de l’appellation accroissent sa qualité au point d’en faire un cru de prestige. L’originalité de ce cru est de présenté trois couleurs : rouge 87%, rosé à 3% et blanc à 10% ; qui s’étendent sur 771 hectares. Son sol est composé de galets roulés et d’argiles rouges ou se retrouve de nombreux cépages : comme la Syrah, le Grenache noir et Cinsault. Ainsi, Lirac prend de la valeur et est un cru de grande qualité. Nous vous recommandons de le laisser vieillir en cave.

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Hommage à Paul Bocuse

Hommage à Paul Bocuse

« Au fond du pot gît la vérité »

Ces fameux mots accueillent les fins gourmets à l’entrée de l’auberge de Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d’Or.

Il y a tout juste un an, le 20 janvier 2018, le grand patron de la gastronomie mondiale rendait son dernier soupire. C’est l’occasion pour nous de vous faire découvrir un numéro spécial, qui joint la gastronomie et le vin tout en retraçant le parcours atypique de « Monsieur Paul ».

I – La légendaire Auberge de Collonges-au-Mont-d’Or

Qui n’a jamais rêvé de pénétrer dans cette auberge pour goûter ses vins et ses mets d’exception ? En effet, à peine êtes-vous arrivés qu’un majordome vous accompagne jusqu’à votre table.
La richesse du mobilier avec ses dorures nous replonge dans la beauté et la finesse d’un hôtel particulier du XVIIIe siècle.

Confortablement assis, vous recevez la somptueuse carte du restaurant. D’emblée vous êtes frappés par la qualité des vins présentés par les sommeliers.
En effet vous avez le choix parmi les vins blancs, par exemple, d’un Pouilly-Fuissé « Prestige » – Georges Duboeuf, ou encore d’un Hermitage « Le Chevalier de Sterimberg » – Paul Jaboulet Aîné, ou bien d’un Chassagne-Montrachet 1er cru « Les Caillerets » – Jean Marc Morey.

Quant aux vins rouges vous retrouvez parmi les crus des côtes du Rhône, un Côte-Rôtie de Clusel Roch, ou un Cornas « Terres Brûlées -Jean-Luc Colombo. En outre dans le terroir de l’appellation Pauillac, situé au nord de Bordeaux en Aquitaine, vous retrouvez un Château Grand Puy-Lacoste, Grand cru classé.

Enfin vous pouvez choisir des vins doux comme un Gewürztraminer « Blason d’Alsace » Vendanges Tardives de chez Léon Beyer, ou alors le fameux vin hongrois : un Tokaji Aszù 5 Puttonyos – Disznoko.

Cependant, à peine avez-vous tourné la page suivante que vous salivez à la lecture des mets.
La cuisine de Paul Bocuse met en avant des produits frais et simples, comme la délicieuse Volaille de Bresse en vessie « Mère Fillioux » accompagnée de sa sauce aux morilles et de ses légumes de saisons. Mais avant vous allez devoir choisir une entrée comme le foie gras, en terrine ou poêlé. Si vous préférez les produits de la mer alors nous vous conseillons le saumon « Bømlo » mariné et son caviar d’Osciètre, ou le homard à la française.

Toutefois vous pourrez aussi déguster la célèbre « Soupe VGE », aux truffes noires, crée pour le président de la république Valéry Giscard d’Estaing en 1975.Enfin, le chariot des fromages et des desserts terminera de vous emmener à l’extase gustative. 

Jusqu’à l’année dernière le grand Paul Bocuse circulait entre les tables pour vérifier si votre dîner vous convenait.

Ainsi, « Monsieur Paul » appelé aussi « le cuisinier du siècle » n’en finit pas de fasciner le monde entier avec sa cuisine à la fois raffinée, traditionnelle et en même temps originale par sa simplicité.

Ce chevalier de la Gastronomie française résumait son art à ceci : « Il n’y a pas de grande ou de mauvaise cuisine, il n’y a que la bonne cuisine ». Dans plusieurs interviews il parlait également de la nécessité de cuisiner des produits tout juste récoltés. Cette cuisine authentique fit rayonner la France bien au-delà de ses frontières.
Monsieur Paul est le chef le plus connu au monde. Il est le premier à être sortit des cuisines pour s’adresser aux médias avec un charisme qui était le sien.
Cependant il n’hésitait pas à rappeler aux chefs, de ne pas oublier de retourner derrière les fourneaux.

A la fois humble et généreux, Bocuse représente cette excellence qui fit la renommée de la région lyonnaise.

II – L’appel de la gastronomie

C’est dans l’auberge familiale de Collonges-au-Mont-d’Or, près de Lyon, que naît Paul Bocuse, le 11 février 1926. Cet homme est attaché viscéralement à ses racines et à sa commune. Bien qu’il voyageât à travers le monde, il préférait rester dans sa belle auberge. C’est d’ailleurs ici qu’il s’éteignit le 20 janvier 2018, il y a tout juste un an.

Cependant comment Paul Bocuse fut appelé par la gastronomie ?
C’est inscrit dans ses gènes. En effet, la famille de Paul Bocuse est une lignée de restaurateurs et de vignerons. Le premier restaurant de la famille a été ouvert en 1853. C’est son grand père, Joseph Bocuse (1869-1942), qui fut le premier propriétaire de l’auberge familiale à Collonges-au-Mont-d’Or.

 

Toutefois, la Seconde Guerre mondiale éloigne le jeune Paul des fourneaux. Il a tout juste 18 ans, lorsqu’il s’engage en 1944 dans l’armée française de la Libération, commandée par le général de Gaulle. Il fait partie de la première division française libre et participe à de nombreux combats. Malheureusement, le jeune Paul est blessé en Alsace. Ce sont des soldats américains qui le soignent. A ce moment-là, les soldats américains lui tatouent un coq gaulois au niveau de l’épaule gauche. Bocuse sera toujours fier de ce tatouage.
Pour son engagement contre les nazis, il est décoré de La Croix de guerre 1939-1945.

III – Une étoile montante

En 1946, Paul Bocuse décide de retourner à sa passion : la cuisine. Ainsi, il fait son apprentissage chez une figure phare de la gastronomie lyonnaise : la mère Brazier. Pour en savoir d’avantage sur l’histoire des mères lyonnaise et sur la mère Brazier, retrouvez notre article sur : « Lyon capitale mondiale de la gastronomie ».

Dès-lors, Paul Bocuse reçoit l’héritage de la gastronomie lyonnaise, comme la tradition des bouchons lyonnais.

Quelques années plus tard, Paul Bocuse reçoit l’enseignement d’une autre grande figure de la gastronomie : Ferdinand Point. Il travaillera pour lui pendant huit ans. Ferdinand Point est le premier chef à obtenir trois étoiles au Guide Michelin, en 1933. Il est perçu comme un des fondateurs de « la nouvelle cuisine ».

Fort de son apprentissage auprès de la mère Brazier et du chef Ferdinand Point, Paul Bocuse décide de rentrer à Collonges-au-Mont-d’Or. Avec l’aide de son père, il reprend l’auberge familiale. Ils obtiennent leur première étoile au Guide Michelin. Son père décède l’année suivante et Paul devient véritablement Paul Bocuse. 

IV – Une ascension fulgurante

Le destin de Paul Bocuse prend un tournant. En effet il devient en 1961 le meilleur ouvrier de France. Ce titre représente l’excellence pour un jeune chef. La médaille d’honneur est remise à Bocuse à La Sorbonne en présence du président de la République, Charles de Gaulle.

Mais Paul Bocuse ne se repose pas et il obtient en 1962 sa seconde étoile au Guide Michelin. Enfin en 1965, Bocuse connaît la consécration puisqu’il obtient sa troisième étoile.

Le sort en est jeté. Paul Bocuse devient une figure incontournable du paysage gastronomique français.

C’est ainsi qu’il reçoit les honneurs de la république en 1975. Le président de la république Valéry Giscard d’Estaing le décor comme Chevalier de la Légion d’honneur.    

Une somptueuse réception est organisée pour l’événement. C’est le chevalier fraîchement désigné qui s’occupe du repas. Pour l’occasion il crée la fameuse « soupe VGE ».

Les récompenses n’en finissent pas puisque Monsieur Paul est décoré en 1987, par le premier ministre Jacques Chirac, officier de la Légion d’Honneur. Enfin Bocuse est décoré par le premier ministre Jean Pierre Raffarin, Commandeur de la Légion d’honneur en 2004.

A partir de là, l’empire de Paul Bocuse se met en place.

V – L’empire de Paul Bocuse

La renommée de Paul Bocuse est telle qu’il ouvre des restaurants dans le monde entier.
Ainsi voit-on un restaurant Paul Bocuse à New York, Tokyo ou encore à Disney World en Floride.

Cependant il n’oublie pas la région lyonnaise puisque de nombreuses brasseries voient le jour comme : Le nord, l’Est, le Sud ou l’Ouest. Notons aussi le fast-food façon Bocuse avec L’ouest Express.

Cet empire de Paul Bocuse pèse aujourd’hui 50 millions d’euros.

Il crée même un concours en 1987  : le bocuse d’or. Ce concours fait parti des plus prestigieux de la gastronomie. D’ailleurs, Bocuse parlait de ce concours comme « du Nobel de la gastronomie ».

En dernier mot, nous pouvons remercier, celui que l’on appel désormais « le cuisinier du siècle », pour son génie.Comme le disait ce grand monsieur :

« Pour doubler le bonheur, il faut le partager ».

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